DERNIÈREMENT

LISIBILITY | L'ATLAS

Vernissage jeudi 10 mars 18h-21h11 mars - 7 mai 22

Pour L’Atlas, toute lettre est une forme et toute forme est une lettre. Rénovant systématiquement son expression et son approche de la lettre et de la ligne, du rythme codifié de l’écriture et d’une calligraphie tendant à l’abstraction, il mène son œuvre aux frontières de l’illisible. Avec sa toute dernière série, il crée de nouvelles formes inspirées des panneaux d’affichage des rampes d’escalier du métro parisien sur lesquelles il pose ses lettrages en italique.

Juxtaposant des toiles d’une même forme mais de tailles différentes, il installe un point de fuite qui insuffle le mouvement à son installation. Une sélection issue de séries précédentes vient illustrer sa recherche pour sortir du carré ou du rectangle et renouveler l’art du graffiti. Sans jamais se départir de son amour de la lettre, L’Atlas change les formes des châssis, les proportions des vides et des pleins pour mieux brouiller le regard, cryptant les lettres de son nom dans ses toiles, parfois jusqu’à l’effacement.

Son œuvre se situe au croisement de l’histoire de l’écriture, de l’art minimal, de l’abstraction géométrique et de l’art optique.

Pour sa toute première œuvre en italique, Subway Surfer, L’Atlas a d’abord récupéré des panneaux d’affichage des rampes d’escalier du métro parisien, sur lesquels il a déchiré puis marouflé des affiches avant de poser ses lettrages par-dessus. Une première version a été réalisée avec des lignes droites, puis une seconde en suivant la forme du support métallique qui donne à ses lettres leur forme italique recouvrant les affiches partiellement arrachées.

De cet hommage aux Affichistes Raymond Hains et Jacques villeglé est née l’idée de sa toute dernière série en italique. L’Atlas a ainsi conçu et fait faire sur mesure des châssis de même forme – un parallélogramme – que les panneaux publicitaires des rampes d’escalier de la RATP. Il y pose ensuite son pseudonyme stylisé en italique. Utilisant alternativement le noir sur blanc et le blanc sur noir, des lignes très fines et d’autres très larges, il joue avec les pleins et les vides, le positif et le négatif. Au-delà de la lisibilité du mot, il crée un effet optique, une vibration rétinienne.

De tailles différentes et homothétiques, les œuvres vont par cinq de telle sorte qu’accrochées côte à côte (de la plus petite à la plus grande ou inversement) se crée un point de fuite donnant l’illusion du mouvement à la vue d’une même forme qui rapetisse ou s’agrandit sur le mur.